Création & néant

L’immensité de l’univers : obstacle à la croyance au Dieu chrétien ?

Il semble que le Dieu biblique était parfaitement adapté à l’univers tel qu’il fut conçu jusqu’au XVIème siècle, un univers clos et relativement petit. Dans cet univers, la Terre était au centre, l’homme était le centre du centre…
Dieu s’occupait des hommes en priorité et avait envoyé son Fils unique parmi eux.
Aujourd’hui, lorsqu’on songe qu’il existe non pas 100 milliard de planètes, mais 100 milliard de galaxies, composées chacune de millions ou de milliards de systèmes solaires, autour desquels gravitent peut-être des millions de milliards d’exo-planètes, et que la Terre n’est qu’une planète parmi des millions de milliards d’autres planètes, ce récit est-il soutenable ?
Pourquoi Dieu, étant par hypothèse omniscient et tout-puissant, aurait créé autant de milliards de galaxies, si ce qui importe c’est seulement le destin de l’homme sur Terre ?
Le système solaire conçu par les Anciens était cohérent avec ce projet. Un univers de centaine de milliards de galaxie n’a plus aucun rapport d’échelle avec ce projet.
Alors, pourquoi ces galaxies ? Quelle est leur signification dans l’économie du salut – si elles peuvent en avoir une – et dans un plan divin ?

astronomie, vitesses galactiques…

« Rien ne vient de rien » ou Le néant

Ex Nihilo Nihil fit (latin de : rien ne vient du néant) : cette célèbre maxime reprend une vérité intuitive que nul être sensé ne saurait ignorer ou dénier, rien ne peut provenir du néant. Le néant ne peut rien créer , ni matière ni vie peuvent surgir du néant. Cette vérité logique est à noter car elle constitue une base de raisonnement lorsqu’on examine l’existence du créateur à la lumière des faits et des observations.

Il ne faut pas confondre néant et vide qui sont deux notions différentes. La seconde est relative à la notion d’espace (le vide s’inscrit dans un espace), elle-même incompatible avec la notion de néant (au sens de rien absolu). Le néant n’est pas le vide, et réciproquement. Le vide est l’absence de matière dans un espace défini. Le néant étant l’absence d’existence, la conception même d’espace devient obsolète (ex. avec une pompe à vide, vous pouvez retirer la matière — y compris l’air — d’un bocal). Le vide décrira alors cette absence. Le néant étant à l’existence ce qu’est le vide à la matière, il faudrait que l’espace même que « contient » le bocal n’existe pas, il serait donc impossible au bocal d’exister.

>CEC 318  Aucune créature n’a le pouvoir infini qui est nécessaire pour  » créer  » au sens propre du mot, c’est-à-dire de produire et de donner l’être à ce qui ne l’avait aucunement (appeler à l’existence ex nihilo) (cf. DS 3624).
Notre Créateur a donné “l’être à ce qui ne l’avait aucunement“.
Stephen Hawking : En raison de la loi de la gravité, l’univers peut se créer de lui-même, à partir de rien.
L’univers ne peut pas produire et donner “l’être à ce qui ne l’avait aucunement“. On sait que l’univers ne peut pas produire et donner l’être à l’énergie “qui ne l’avait aucunement“.

[C’est un simple glissement sémantique. Quand nous parlons de raison, nous parlons d’explication, et la science ne se fonde pas seulement sur des « conséquences ». Que tout ait une explication est un postulat sans lequel aucune science n’est possible, si le principe de raison suffisante n’est pas vrai, toute tentative de démontrer par induction/abduction/autre perd son intérêt. Mais ce relativisme là évoque une contradiction par rapport à la vision tranchée des lois scientifiques. Ce postulat n’est abandonné que pour la question du divin. La question de l’univers infini ou en boucle n’échappe pas à la contingence, et la référence condescendante à Marx est hors de propos. Si le P.R.S. est une « croyance irrationnelle », alors quelqu’un qui croit en la cohérence du monde (en faisant de la science par exemple) est également bercé d’illusion.]