La sexualité

Le problème de la sexualité hors mariage n’est pas qu’elle serait nécessairement « frivole » ou « libertine ». C’est qu’elle est incomplète : elle ne procède pas d’un don absolu à l’autre (comme dans le mariage ou la décision d’aimer, toujours, jusqu’à la mort, précède l’acte sexuel) et qu’elle est par définition moins ouverte à la vie, à l’enfantement dans la perspective d’une éducation complète.

Le mariage est une création de Dieu qui a pour but d’intégrer la sexualité dans ce dessein : celui du don absolu de soi au conjoint (« il ne feront qu’une seule chair ») et celle de la procréation et l’éducation des enfants.

Refuser d’aller au bout de ces deux logique, c’est nier une partie constitutive de la sexualité, c’est pratiquer une sexualité incomplète, et c’est pour cela que l’Eglise désapprouve.

Mais il est évident, comme le souligne le Pape François, qu’il a des degrés d’incomplétude. Mais même un couple de concubin qui s’aime sincèrement et fidèlement, refusant seulement l’engagement absolu, le don absolu de soi sans clause de divorce devant le Dieu Créateur, même ce couple là est dans l’incomplètude : sa sexualité n’est pas pleinement intégrée au plan de Dieu, elle est désordonnée. Bien moins que celle d’un libertin qui changerait de partenaire tous les soirs. Mais n’atteignant pas les deux finalités dans leur plénitude, elle reste un péché.

La loi de Dieu est exigeante, mais c’est parce que l’amour est exigeant. La sainteté du chrétien ne peut s’embarasser de demi-mesures.

Espace psychique