La vie

« II faut penser comme si l’on devait quitter la terre demain, et il faut travailler comme si l’on ne devait la quitter jamais » BIENHEUREUX FRÉDÉRIC OZANAM

Cheminement et vocation

Origine de l’Homme (des êtres humains)

La création de l’homme à l’image de Dieu fut directe et instantanée. Les premières âmes immortelles (d’Adam et Eve) capables de partager la vie de Dieu ont été créées directement par Dieu.

Mais, le corps de ces premières âmes a été « façonné » avec de la poussière du sol.

Le texte littéral de la Genèse n’impose pas de penser que cette création du corps de l’homme fut instantanée de sorte que de la poussière matérielle serait devenue instantanément un corps d’homo sapiens, ni qu’une telle transformation se serait produite durant un jour de 24 heures d’une durée égale à ce 8 janvier 2018.

Nos connaissances scientifiques actuelles ne permettent plus de penser que l’humain soit sorti entièrement du néant en un instant sans que son corps ait été façonné dans le temps des milliards d’années écoulées depuis le Big Bang.

Cette progressivité de la création se retrouve dans le texte biblique lorsque le lecteur accepte de ne pas se limiter à une lecture littérale qui n’est qu’une interprétation particulière réduite à des connaissances scientifiques d’une époque révolue.

La création nous est présentée par le récit biblique dans une succession de « jours » au cours desquels c’est la terre, et non directement Dieu lui-même, qui produit les créatures vivantes, en exécution d’une volonté et d’une parole créatrices de Dieu. Le corps de tout être animé a été lentement produit par la terre, et il en va de même du corps animal humain.

Notre corps provient de la terre. Notre esprit provient du ciel de Dieu. Notre âme est le produit indivisible de cette union par Dieu d’un esprit et d’un corps.

C’est précisément parce que les humains à l’image de Dieu sont créés, non seulement par le souffle spirituel de Dieu qui fait de nous des enfants de Dieu, mais aussi par la terre créée qui a produit leur corps, que des êtres humains n’ont pas d’existence ailleurs.

En effet, notre corps terrestre est essentiel à notre création et, dès lors, si on veut imaginer que Dieu, qui peut tout n’importe où, aurait créé ailleurs d’autres êtres similaires (ce qui est une pure spéculation), ce ne seraient pas des êtres « humains », dont le corps est issu de cette terre éclairée par le soleil et la lune sur laquelle nous vivons.

Et, avec Saint Irénée, nous pouvons certainement affirmer que cette terre était « intacte et vierge » lorsque l’humanité à l’image de Dieu a été créée. Cela ne signifie pas que cette terre était inerte et immobile. Elle était déjà remplie de la vie énergétique, végétale et animale qui a précédé la création d’Adam et Eve. Des énergies se manifestaient dans tout l’univers de diverses manières. Les créatures vivantes se renouvelaient et se transformaient selon les règles de la nature créée.

Jésus et le jeu

Pour répondre à vos interrogations, il faudrait définir le Dieu actuel.
C’est à la personne de placer la frontière entre les « deux jeux ».
A mon avis lorsque cette personne ne « joue » plus, cela signifie la mort de Jésus.

Retrouver le sens de la vie

Le médecin dont la vie n’avait plus de sens …

Je voudrais citer ici le cas d’un collègue, un praticien expérimenté , qui s’est adressé à moi, parce qu’il ne parvenait pas à surmonter la disparition de sa femme, décédée depuis quelques années. Son mariage avait été très heureux et il était en dépression depuis deux ans. Je lui ai simplement demandé :

Dites-moi, que ce serait-il produit si c’est vous qui étiez mort le premier et que votre femme vous avait survécu? Cela aurait été terrible, dit-il, presque impensable, elle aurait affreusement souffert – Eh bien, vous voyez, lui ai-je répondu, cela lui a été épargné, et c’est évidemment vous qui lui avez épargné cette souffrance, et c’est maintenant vous qui souffrez et qui êtes en deuil à sa place. »

A ce moment précis, son deuil a pris un sens – il a revêtu la signification d’un sacrifice.

J’ai dit plus haut que l’être humain ne doit pas se demander ce qu’il attend de la vie, mais plutôt comprendre que c’est la vie qui attend quelque chose de lui. On peut encore formuler cette idée de la manière suivante : en dernier ressort, l’être humain ne doit pas se demander quel est le sens de sa vie, mais comprendre que c’est lui qui est requis; c’est la vie qui lui apporte ses problèmes, et il lui incombe d’y faire face en endossant sa responsabilité, mais aussi en répondant de sa vie. La vie est une tâche, et l’homme religieux diffère apparemment de l’homme irreligieux, en vivant sa vie non seulement comme une tâche, mais aussi comme une mission.

La remarque de Frankl à propos de « la vie qui attend quelque chose de nous » me rappelle l’anecdote au sujet de l’abbé Pierre. Un homme désespérée était venu le voir à l’époque de la fondation des chiffonniers d’Emmaüs. Et au lieu de venir en aide à l’homme désespérée, l’abbé Pierre avait plutôt réclamé l’aide de l’homme au contraire!

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