Les religions

Un Dieu et 3 religions

Christianisme :

Il se trouve que l’empereur Constantin a décidé d’imposer à ses alentours les plus proches nous dirons, les alentours les plus proches étant les Ariens et les diocètes, que tels qu’ils interprétaient les écritures qui existent, ce n’est pas de la bonne façon et c’est la raison pour laquelle il réunit en conseil ou concile à Nicée des évêques afin de déterminer les contours de la religion chrétienne, je dirais, avec une main de fer, puisqu’il est empereur et personne ne lui résiste.

C’est ce cette manière que le Catholicisme est né.

Le Catholicisme a eu le privilège d’être la première religion qui s’est imposée face à l’Orthodoxie qui n’a pas résisté, toujours, à Rome dont on sait d’elle qu’elle a étendu son pouvoir du Nord au Sud de l’Europe jusqu’en Afrique Asie mineure et plus encore.

Le Protestantisme dont je ne suis pas et je ne vois pas pourquoi vous parlez de cette doctrine car mon laïus plus haut n’en parle pas, lui est né au 19ème siècle par Luther, en Allemagne.

Pour la Bible et l’assemblement des livres, je vous cite ci après son histoire.

III – LE CANON BIBLIQUE
Le mot canon signifie à l’origine roseau, règle ou mesure. Depuis le 2ème siècle après J.C. il désigne la sélection des livres qui portent la marque de l’inspiration et de l’autorité divines. Sa constitution est largement liée aux circonstances dont Dieu seul est maître. Il n’est pas le fait du choix d’un homme mais d’un certaine pratique qui s’est imposée.

1 – LE CANON DE L’ANCIEN TESTAMENT
a – L’importance du texte sacré
Plusieurs passages de la parole soulignent cette importance

pour le roi : Deut 17. 18,19

quand on découvre le livre perdu à l’époque de Josias : 2 Chr. 34. 14,19, 31

la lecture publique sous Esdras après le retour à Jérusalem : Néh. 8. 3,8

b – Le retour sous Esdras
Un petit groupe est remonté de Babylone. Il découvre une ville ravagée et les restes du temple. Comment tout reconstruire sinon en regardant dans le livre. Le scribe Esdras a certainement remis de l’ordre dans les livres qui furent complétés par les derniers prophètes et les Chroniques écrits à son époque reprennent sous un éclairage particulier l’histoire des rois de Juda.
C’est sous sa conduite sans doute que les écrits ont été rassemblée en 3 sections :

la Torah ou le Pentateuque (5 livres)

les Nebiim ou les prophètes (8 livres). Ils regroupent les livres historiques et les prophètes.

Les Ketubim ou les hagiographes (9 livres)
Cela représente un ensemble de 22 rouleaux correspondant aux 22 lettres de l’alphabet hébreu. Pour cela on avait regroupé les petits prophètes en un rouleau ainsi que les livres historiques.
Le Talmud babylonien déclare que le Saint Esprit s’est retiré d’Israël après Malachie.

c – La Septante (LXX)
Les graves événements qui sévissent en Palestine avec la déportation font que des Juifs se réfugient en Egypte malgré les reproches du prophète (Jer. 42. 19 et Jer. 43. 2,3).
Avec le grec dominant après les conquêtes d’Alexandre, il était nécessaire que l’immense diaspora qui s’éparpillait grâce aux routes romaines naissantes puissent accéder à ses sources spirituelles. C’est un souverain égyptien Ptolémée Philadelphe qui, par curiosité littéraire demande qu’à côté des textes reconnus sacrés par les Juifs soient traduits des textes d’origine incertaine (les apocryphes: nom donné par Jérôme en l’an 404).
Cette traduction fut faite au 2ème siècle avant J.C. à partir d’un texte hébreu très ancien.
La Septante remanie l’ordre des livres regroupés par thèmes et de façon chronologique ce qui correspond à peu près à l’ordre actuel. Elle est à l’origine de la plupart des titres des livres de l’Ancien Testament (genesis – exodus – psalmis).
Cette traduction va multiplier le texte biblique et servira de référence aux auteurs du Nouveau Testament. L’eunuque éthiopien a pu lire un extrait du prophète Esaïe et les mages en lisant l’Ancien Testament se sont rendus à Bethléhem. Mais elle regroupe les textes reconnus inspirés et des textes profanes plus tardifs qui ne prétendent pas à l’inspiration: « je finirai mon ouvrage ici . Si la composition en est bonne et réussie, c’est aussi ce que j’ai voulu. A-t-elle peu de valeur et ne dépasse-t-elle pas la médiocrité? C’est tout ce que j’ai pu faire… » (2 Macchabées 15.38).

d – La grande crise de l’an 70
La destruction du temple et l’expulsion des Juifs de Palestine par les Romains va poser le problème de la survie de l’identité de ce peuple privé de son centre spirituel et de sa terre. La bible en hébreu devient le symbole de leur identité nationale.
Vers l’an 100 un important conseil de rabbins se tint à Jammia près de Jaffa. Ils posent définitivement les bases du texte sacré. La Septante très en vogue est écartée. Seul le texte hébreu est reconnu. Le Cantique des Cantiques est inséré tandis que les apocryphes ajoutés par la Septante sont rejetés. Ce conseil décide aussi que toute décision concernant le texte sacré soit soumise à la Massore : tradition juive d’où le nom de texte massorétique.

e – Le problème des apocryphes
On rencontre deux traditions qui expliquent les différences dans les bibles.

la tradition catholique
Elle s’appuie sur la Septante qui a intégré à la demande du souverain égyptien, commanditaire de la traduction, les écrits profanes. Dans la Vulgate, Jérôme les a aussi traduits en en signalant l’aspect caché (tenu secret). Augustin les a retenus lui aussi. Or la Vulgate fut la traduction référence pour l’église jusqu’au 19ème siècle servant de base aux autres traductions. Le concile de Trente les a officiellement reconnus en 1546.

la tradition protestante
Elle se réfère aux Juifs à qui ont été confiées les Ecritures. Josèphe mentionne les 22 rouleaux, seuls reconnus. Le Talmud en donne la liste et considère Malachie comme le sceau des prophètes. Mais elle maintient la réorganisation de la bible adoptée par la Septante.
De ce fait les livres associés ont été séparés d’où l’augmentation du nombre de 22 à 39 et le classement actuel en livres législatifs – livres historiques – livres sapientiaux – livres prophétiques.

2 – LE CANON DU NOUVEAU TESTAMENT
a – Les écrits
Beaucoup sont écrits à des églises ou à des personnes dans des lieux éloignés de la Palestine comme Rome et ont mis du temps a être rassemblés.
Les grands auteurs du Nouveau Testament. : Paul, Pierre Jean ont souhaité dans leurs écrits que leurs lettres circulent ; (1 Thes.5. 27 – Col. 4. 16). Pierre reconnaît les écrits de Paul (2 Pie. 3. 15,16)
On peut ainsi penser que les églises se sont constitués un fonds de lettres commun. L’ensemble des écrits ont été rédigés sur une période courte : le 1er siècle.

b – L’importance du canon pour les chrétiens
Les chrétiens vivaient en communautés dispersées et chaque groupe avait des traditions un peu différentes. Pour défendre l’unité de l’église il fallait un texte commun qui s’est peu à peu imposé dans les différentes communautés.

c – Le canon lui-même
Au début du 2ème siècle les Pères de l’église Ignace et Polycarpe disciple de Jean citent fréquemment les principaux écrits : évangiles – épîtres de Paul. Le canon de Muratori de la fin du 2ème s. dresse une 1ère liste officielle (découvert en 1740 par un antiquaire). Il mentionne les 4 évangiles – les Actes – les 13 lettres de Paul – Jude – 2 épîtres de Jean – l’Apocalypse.
La 1ère liste officielle fut faite par Origène en Egypte vers 230, elle défend l’inspiration des écrits manquants. Le Canon fut définitivement reconnu aux conciles d’Hippone en 393 et de Carthage en 397 et 419. Ces conciles n’ont fait que confirmer les écrits qui s’étaient peu à peu imposés.

d – Le problème des évangiles
les critiques
Ces livres ont été les plus attaqués à cause des 3 synoptiques qui faisaient penser à un écrit de base ultérieurement recomposé. La personne de Jésus a été très contestée, on accusait les chrétiens de l’avoir mythifié après coup. Pour certains les évangiles ont été écrits très tard dans ce but.

les faits
En fait les évangiles sont cités très tôt par Irénée, l’ami de Polycarpe. Il semble que dans les églises les événements concernant la vie de Jésus aient été rappelés oralement.
Le livre des Actes montre à quel point le récit de la vie de Jésus est important et reconnu comme fondateur de la vie d’église. Pierre en fixe la période à retenir : de son baptême à sa mort et sa résurrection (Actes 1. 21,22). Aussi la disparition des témoins directs a fait sentir la nécessité de fixer par écrit les événements concernant le Christ.
Les 3 synoptiques ont leur propre cohérence. Les détails géographiques et historiques mentionnés dans leur texte prouvent la valeur de leurs écrits. Ils ont sans doute été composés dans la 2ème moitié du 1er siècle.

e – Les critères canoniques
critère prophétique ou apostolique
L’écrivain doit être reconnue comme celui qui parle de la part de Dieu ce qui explique le statut retenu.

critère de l’autorité divine
A défaut du statut de prophète ou d’apôtre on constatait l’autorité divine de l’écrit.

critère de l’exactitude doctrinale

Mais ces critères semblent avoir été utilisés après coup comme vérification du bon choix de la tradition. Ainsi la canonicité ne fut pas le fait d’hommes décrétant tel ou tel livre canonique mais plutôt de croyants reconnaissant la valeur de ces livres qui s’imposaient d’eux-mêmes par leur valeur spirituelle.


Le  blasphème :

C’est le blasphème contre l’Esprit qui est grave. Car il est un refus de dialoguer avec Dieu. Les explications du P. Jean-Paul Sagadou, assomptionniste.

« Beaucoup de chrétiens sont effrayés et tourmentés à la lecture de cette phrase de l’Évangile : « Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit saint, il n’obtiendra jamais le pardon » (Marc 3, 29). Dans l’évangile de saint Matthieu la même réalité est exprimée de la façon suivante : « Si quelqu’un s’oppose au Saint-Esprit, il ne recevra pas le pardon, ni dans la vie présente, ni dans le monde à venir » (Matthieu 12, 31-32). Comment rendre compte de ce blasphème contre l’Esprit saint ?

En fait, c’est le contexte qui permet de comprendre cette phrase. Que se passe-t-il ? Jésus vient de chasser les esprits mauvais. Il vient d’opérer des miracles qui attestent qu’Il est l’Envoyé de Dieu. Or, les scribes et les pharisiens cherchaient toutes les occasions pour le « coincer ». Leur réaction est donc manifeste et immédiate : « Tu es toi-même possédé ! C’est avec la force de Satan que tu chasses les démons ». Autrement dit, le bien que Jésus fait est considéré par les scribes et les pharisiens comme mal.

Après leur avoir démontré le caractère illogique de leur raisonnement, et le vrai sens du signe qu’il accomplit, Jésus les avertit des conséquences de leur mauvaise foi : si en toute connaissance de cause, ils refusent de croire en lui, en s’opposant au témoignage intérieur de l’Esprit de Dieu en eux, alors, c’est qu’ils ont choisi de refuser la vérité. Dieu respecte toujours profondément la liberté de l’homme. Jésus peut comprendre qu’on ne reconnaisse pas sa mission divine. Mais appeler mal, le bien qu’il fait, cela est impardonnable. Confondre volontairement le bien et le mal paraît diabolique.

Blasphémer, c’est refuser de dialoguer avec Dieu

Ainsi, le péché contre l’Esprit saint consisterait dans le fait que, contrairement à ce que l’on sait pertinemment, on attribue à Satan une action qui vient de l’Esprit de Dieu. Et ceci est un signe que l’on ne veut pas changer sa vie, et que l’on préfère poursuivre sans vergogne son chemin dans le péché. Le blasphème est donc une insulte à Dieu. C’est le refus de dialoguer avec Dieu. Ce péché est impardonnable parce que, si Dieu voulait me le pardonner, dans la même logique, je dirais encore qu’il me pardonne poussé par le mal. C’est comme un enfant qui dirait à ses parents en train de lui pardonner : « Vous me pardonnez, mais vos intentions sont mauvaises ». Dès lors, l’enfant est vraiment incapable d’accueillir le pardon de ses parents.

Si le blasphème contre l’Esprit saint est impardonnable, c’est parce qu’il procède d’une attitude déterminée de l’esprit de l’homme qui se ferme totalement à la lumière qui vient de Dieu. C’est comme si je disais : « Dieu ne peut pas me pardonner ». C’est un blasphème profond, une injure à Dieu, dans la mesure où, par ce genre de propos, on nie l’essentiel même de Dieu : son amour et sa miséricorde envers les hommes. L’homme se barricade contre la vérité. La particularité de ce péché, c’est qu’il refuse la repentance, il refuse la conversion.

Dieu seul connaît le coeur de l’homme

Bref, le péché contre l’Esprit saint est le blasphème suprême, car il est le refus conscient de Dieu. Le désir profond de Dieu est de pardonner. Il ne ferme jamais son cœur. Mais l’homme est capable de fermer son cœur. La lumière est toujours proposée, mais l’homme peut préférer les ténèbres, le pardon est toujours offert, mais l’homme peut librement toujours s’y fermer.

La pédagogie de Jésus est exigeante, mais c’est ainsi que se manifeste son amour. Son propos est clair, mais nous, nous ne sommes pas autorisés à juger notre prochain. Seul Dieu pourrait dire d’un homme : « Son refus est coupable, il blasphème contre l’Esprit saint », parce que seul le regard de Dieu peut sonder ce qu’il y a dans le cœur de l’homme (1 Corinthiens 2, 11). Seul Dieu est capable de juger, parce que son amour va plus loin que sa connaissance. »

Espace psychique