Président de la république française

Fête de la musique

 


J’en crois pas mes yeux !
Déjà Mamoudou à l’Elysée…
Mais là c’est cent fois pire !
Un groupe de rap crade, « sapé comme jamais », shorts de jean et maillots en résille noire, comme des prostitués africains, invité pour animer la fête de la musique à l’Elysée. Des zigues qui transforment les lieux et l’ambiance en rade underground, une smala hilare qui pose pour la photo avec le couple présidentiel… Une scénographie médiocre et obscène.


On peut voir que cette compagnie se comporte comme chez elle à l’Elysée, comme cul et chemise avec Manu et sa meuf. Le « salut Manu ! », c’est tout naturel entre potes. La main sur l’épaule de maman Brigitte et l’autre qui fait le V de la victoire, avec le regard complice au photographe, c’est cool ! Manu il est pote avec les groupes de rap. Pas avec des « gens qui ne sont rien », comme ce souchien de quinze ans qui s’est permis de l’interpeller comme s’ils avaient gardé les cochons ensemble.

La vérité finit toujours par émerger au fur et à mesure que se succèdent les événements.
En l’occurrence, tout le monde sait que Macron a fait ses premiers pas sur scène dans le cadre de son lycée d’Amiens où il avait obtenu, à l’âge de quinze ans, ses premiers succès en séduisant sa professeur de théâtre, devenue son épouse, aujourd’hui Première Dame et sexagénaire.

Le théâtre et la séduction… un duo à succès que Macron a mis à contribution dans tous les emplois qui lui ont fait de l’œil, de la finance au politique. Il faut dire que le maniement des semblants et la séduction y sont valeurs premières, puisqu’il ne s’agit plus aujourd’hui que de flouer, tromper, enfumer, pour se remplir les poches.

Et le petit Macron est bon séducteur. La finance, c’est « un métier de pute », c’est pas moi qui le dis mais son ami financier Alain Minc, non sans malice et gourmandise.
Alors que dire quand la finance dirige le politique ! Sinon que le profil idéal du politique, pour la finance, c’est un acteur, le vide à son service ! C’est d’ailleurs bien ainsi qu’Attali a qualifié Macron.

Petit aperçu récapitulatif de diverses incarnations du vide macronesque, purement théâtreuses :

1/ Au soir de l’élection présidentielle, nous avions vu notre président fraîchement émoulu jouer nuitamment le rôle du génie surnaturel, sauveur de l’Europe et du mondialisme, arrivant seul sous les projecteurs devant le Louvre et sa pyramide de verre… Raccourci des gloires d’hier et d’aujourd’hui devant lesquelles posait le novice, promu maître des horloges et du temps. Travail de metteurs en scène professionnels…

2/ Deux mois après, au lendemain de son premier 14 juillet, nous avons vu Macron jouer les pilotes de chasse à Salon de Provence, pour séduire les armées après qu’il eut humilié et viré leur chef. Pour un théâtreux, l’habit fait naturellement le moine et faute d’être vraiment utile, il lui est très agréable de le revêtir. C’est avec la volupté d’un travesti qu’il se glissa dans la combinaison d’aviateur. Non sans susciter des ricanements alentours et à juste titre… Justin-titre, dirai-je en pensant au Trudeau canadien aussi infantile et prompt à se travestir que notre Macron.

3/ On l’a vu jouer au Royal-Président, paradant en maître des lieux au château de Versailles pour impressionner Poutine. Pour quel résultat ? Aucun.

4/ On l’a vu jouer au « Grand chef d’Etat » aux côtés de Donald Trump. Un jeu de séduction très lourd qui consistait à lui taper dans le dos – avec une avancée de menton (pompée sur Manuel Valls) qui se voulait virile – tripoter les mains et étreindre sans cesse le Président des États-Unis. Tout dans le scénique et pas le meilleur ! L’apprenti théâtreux du lycée d’Amiens a beau avoir été promu au sommet de l’Etat, il ne dispose pas des subtilités des grands acteurs et n’a pas échappé au ridicule. Tant de caresses déplacées pour quel résultat ? Aucun.

5/ On l’a vu avant-hier jouer le rôle de l’Autorité en recadrant publiquement un gamin, un « souchien » de quinze ans qui voulait faire le malin en l’interpellant par un familier « Salut Manu ! ».

6/ Et voici que le lendemain, jour de la « fête de la musique », sans doute désireux de faire valoir son « en même temps » (en même temps « haute autorité » et permissivité sans limite) le petit théâtreux Macron a ouvert les portes de l’Elysée à un groupe de rap des bas fonds (qui a fait le casting ?), qui se flatte de vociférer des paroles provocatrices, insultantes, qui se produit dans des accoutrements et des scénographies immondes, transformant l’Elysée en temple de la transgression, de l’obscénité, en bordel digne de ceux de Bamako.

Cette dégradation scandaleuse de la fonction présidentielle par Macron – qui se flattait de l’avoir restaurée – devrait lui valoir un gros discrédit, et un sacré retour de bâton…

Victor Hallidée

Espace psychique